A Rouen, 2 étudiants en gav jeudi 04 mai suite aux mobilisations anti LEC
A Rouen, 2 étudiants en gav jeudi 04 mai suite aux mobilisations anti LEC
Deux représentants rouennais de l'Unef, le syndicat des étudiants de France, ont été placés en garde à vue jeudi à l'hôtel de police de Rouen, à la suite d'une plainte déposée par le doyen de la faculté de droit de Rouen, Mariette Tonnel, auprès du procureur de la République. Guillaume L. et Nathalie B. ont été interrogés par les enquêteurs après les dégradations constatées à la fac de droit lors des manifestations anti-CPE (Contrat première embauche), en mars dernier.
Il est notamment reproché aux étudiants en grève d'avoir dissimulé les extincteurs et déclenché l'alarme incendie, mettant ainsi en danger la vie d'autrui, en l'occurrence les étudiants et le personnel enseignant.
« Dans cette affaire, aucune infraction n'est avérée [.] D'ailleurs, on se pose la question de savoir si nous n'allons pas engager une action pour dénonciation calomnieuse », a réagi hier Guillaume vice-président étudiant de l'université, après la levée de la garde à vue dont il a fait l'objet pendant huit heures. Sans attendre, les représentants locaux de l'Unef ont l'intention d'évoquer l'affaire, mardi lors de la réunion du conseil d'administration de la fac.
« Mme Tonnel a ouvert la faculté alors qu'elle savait qu'il n'y avait pas d'extincteur. Elle a aussi pris la décision, pour empêcher les étudiants grévistes d'entrer, de fermer à clé les accès et de bloquer les issues de secours avec des chaînes », observe Guillaume L. « Si quelqu'un a mis en danger la vie d'autrui, ce n'est pas nous », ajoute-t-il.
Les deux leaders du mouvement anti-CPE auront tout le loisir d'expliquer leur version des faits au procureur de la République qui les a convoqués au palais de justice pour le 23 mai.
Source : Paris normandie

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